La fabrique citoyenne : Mutualiser des compétences et des outils au service des collectifs citoyens | Imagination For People

La fabrique citoyenne

Mutualiser des compétences et des outils au service des collectifs citoyens

Information

← Revenir aux informations
FR France
Site internet http://www.sapie.coop/
Maturité

En démarrage

A propos du projet Éditer

L’objet de cette nouvelle entité coopérative (à terme, une SCIC issue de la transformation de la Scop actuelle…) sera de « fabriquer » de l’innovation sociale et citoyenne dans des systèmes territoriaux composés de grappes de villes avec les territoires ruraux qui y sont associés en mettant en œuvre plusieurs approches complémentaires…
- Initier et incuber des projets innovants de coopératives « de services pratiques », d’habitat collectif, de solidarité culturelle… portées et gérées par des citoyens qui veulent en garder la maîtrise politique (co-production et gouvernance partagée) et économique (pas de subventions publiques, du moins dans un premier temps…).
- Offrir une logistique administrative, financière et organisationnelle qui permette d’héberger des membres actifs bénévoles, des volontaires indemnisés et des salariés à temps partiel (coopérateurs de Sapie) avec des financements basés principalement sur la participation des membres des groupes projet (cotisation mensuelle versée par les sociétaires qui développent leur projet), des fonds apportés par des fondations et/ou des dons apportés par des philanthropes, des appels à projet européens, sans oublier l’hypothèse de recourir à terme à 20% de financements en monnaie complémentaire (SOL).
- Mutualiser une offre de formation et d’éducation citoyenne (éducation populaire) permettant à tous les adhérents de la SCIC de développer leur capacité d’agir (donc de comprendre). Cette offre de formation pourra être financée de manière classique par la formation continue mais aussi sous la forme d’échanges réciproques de savoirs.
- Fonctionner à terme, comme un consortium (coopérative de deuxième niveau dans le modèle italien des coopératives sociales) fédérant des coopératives locales qui auront pris leur autonomie juridique et mutualisant des moyens à leur profit.
au service de cinq thématiques principales :
Habiter autrement : initiation et soutien aux projets d’habitat coopératif qui peut apporter des réponses innovantes à la crise du logement, aux enjeux de mixité sociale et de réhabilitation du vivre ensemble dans l’habitat collectif tout en ouvrant des pistes fécondes pour une réflexion sur le vieillissement et l’hébergement à venir de la génération du Baby-boom qui ne pourra se satisfaire de l’offre actuelle (maisons de retraite et EHPAD classiques)…
Consommer autrement : initiation et soutien aux projets de circuits-courts, de consommation collaborative, de recyclage et de monnaies complémentaires se développant notamment grâce aux réseaux sociaux…
Voyager (se déplacer) autrement : initiation et soutien aux projets de co-voiturage, d’auto-partage de développement de l’usage du vélo et de la marche en ville…
Travailler autrement : initiation et soutien au développement d’espaces de co-working, de coopératives d’activité et d’emploi, d’incubateurs d’entreprises socialement innovantes, de couveuses d’initiatives agricoles et plus généralement aux initiatives entrepreneuriales coopératives qui associent les salariés à la destinée de leur outil de travail (dans les SCOP) et le cas échéant à leurs partenaires usagers et collectivités publiques (dans les SCIC) …
Faire société autrement : initiation et soutien aux initiatives explorant une plus grande implication des citoyens dans la vie de la Cité, comme celles de créer à l’échelle des bassins de vie, des coopérative de services publics qui associeraient à leur conception (design social) et à leur gestion les usagers, les collectivités et les opérateurs, ouvre des perspectives extrêmement intéressantes…

En quoi ce projet est-il singulier et créatif ? Éditer

Au delà du changement de statut et de l’ouverture du sociétariat à d’autres acteurs que les salarié-es de la coopérative, c’est l’envie de mettre leur compétence et leur expérience au service des initiatives citoyennes innovantes, qui a poussé les coopératrices et coopérateurs de Sapie à imaginer ce concept de fabrique citoyenne.
La toute nouvelle SCIC n’en restera pas moins une entreprise avec une activité économique et donc l’obligation d’équilibrer ses résultats.
Alors comment concilier l’envie de partager librement son savoir-faire et la nécessité de gagner sa vie ? C’est le pari que fait la SCIC Sapie en imaginant un modèle économique qui conjugue et articule les trois piliers d’une économie plurielle, sociale et solidaire : les ressources marchandes (vente de biens et de services), non-marchandes (financement par le redistribution publique des activités d’intérêt collectif) et non-monétaires (autoproduction, bénévolat, troc et échanges réciproques de savoirs ou de compétences).
Cette hypothèse a d’emblée été mise en débat lors de cette assemblée constitutive. Réparties en trois ateliers au format « d’accélérateur de projet » les participants ont décortiqué et remixé cette esquisse de modèle, pour l’enrichir et en dynamiser l’expérimentation.

Quelle est la plus-value sociale du projet ? Éditer

Un laboratoire d’innovation sociale
Pour le pilier non-marchand, le principal chantier portera sur la fonction de laboratoire d’innovation sociale qu’entend remplir la Fabrique Citoyenne.
Comment communiquer et faire reconnaître ce rôle par les acteurs publics et surtout comment faire financer une partie de son coût en inventant un autre mode de relation avec les collectivités que celui des appels à projets et des marchés publics, qui appauvrissent toujours plus la créativité et l’innovation des acteurs de terrain.
Enfin pour le pilier marchand dont il conviendra de cerner très clairement les contours et la règle du jeu au sein de la SCIC, l’enjeu sera de développer une offre originale de formation et de conseil qui trouve son marché tout en puisant son contenu dans l’expérimentation.
Cette offre s’adossera plus encore sur les partenariats avec d’autres intervenants souhaitant faire un bout de route à nos côtés.

Quel est le potentiel de déploiement de cette initiative ? Éditer

Au delà des sociétaires, amis et partenaires, la SCIC qui espère susciter un large intérêt autour de sa fonction de laboratoire d’innovation sociale, compte sur le Wiki de la Fabrique Citoyenne et la diffusion d’une newsletter trimestrielle pour associer le plus possible de contributeurs à la construction de son utopie concrète.

Quel a été le facteur déclenchant de ce projet ? Éditer

D'abord une Scop (Société coopérative de production) crée entre amis dans les années 70 qui développait du conseil (métier de conseil et de formation), depuis 25 ans, à partir du métier de plusieurs amis (bucherons, agriculteurs, etc...). Ces dernières années, ils se sont rendu compte que ce qu'ils pouvaient apporter comme valeur ajoutée a perdu de sa force, et les éloignaient du sens qu'ils souhaitent donner à leur vie. Par ailleurs, ce monde en mutation est en train de se recroqueviller, pour des réflexes de défense, et les collectivités ont du mal à incarner ces changements, voir à vraiment écouter les études de conseil qu'ils réalisaient à travers la SCOP
Or, des citoyens développent des solutions, et incarnent un mouvement de transition qui se prépare à une rupture inévitable du modèle économique et énergétique. Ces citoyens développent se préparent.
Aujourd'hui, Bernard Brunet se rend compte que le travail de consultant par ailleurs, ils expérimentent tous les jours dans des projets militants en dehors de leur travail, mais en apportant leurs compétences de conseil. Aujourd'hui, ils se disent qu'il faut mettre à disposition des acteurs qui démarrent des projets pour vivre autrement, consommer autrement, se déplace autrement, leurs compétences développées durant 25 ans.

Quel est le modèle économique de ce projet ? Éditer

3 aspects :
- Une économie non monétaire : Autoproduction, production vivrière, échange réciproque de savoir, s'adosser à une monnaie complémentaire, penser à un revenu. Pilier encore assez théorique mais qui amène à penser à baisser la dépendance à l'argent. Baisser d'1/3 notre dépendance l'argent.

- Une économie marchande classique. Ce qu'ils savent faire depuis 25 ans. Dans une économie où ils sont maintenant acteurs (plus juste consultants), amener des solutions, vendre sur le marché de manière conventionnelle, par exemple de la formation, de l'édition de guides, de la mutualisation.

- Dimension d'intérêt général qui peut se traduire par des partenariats avec la puissance publique. Sans pour autant en dépendre. Pertinence de ce financement, l'argent public étant financé par des citoyens et ce projet étant pensé en logique de soutien aux projets citoyens

Ce projet met-il en œuvre une forme d'intelligence collective et si oui, en quoi ? Éditer

Ce projet participe-t-il de la protection de l’environnement, et plus généralement, de la transition écologique ? Si oui, en quoi ? Éditer


Communauté du projet

7 fans and 0 members

Joindre l'équipe

Vous trouvez ce projet inspirant ?

 Discuss

Partenaires

Ce projet n'a pas de partenaires connus pour le moment.