Garderie d'enfants bii-songo au Burkina Faso

Construction d’une garderie à Koudougou pour les enfants de 3 à 5 ans issus de familles démunies, à la demande des femmes bénéficiaires de micro-crédits d’ADEGA.

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Site internet http://www.adega86.com/
Maturité

En développement

A propos du projet Éditer

Ce projet porte sur la construction d’un espace d'éveil au Burkina Faso pour les enfants de 3 à 5 ans issus de familles démunies. Il répond à la demande des femmes bénéficiaires de l'aide d’ADEGA pour développer de micro-entreprises mais dont les activités sont généralement freinées par les tâches ménagères et la garde de leurs enfants en bas âge. Il vise simultanément à permettre à ces femmes de vaquer plus librement à leurs activités économiques et à favoriser l’épanouissement précoce de leurs enfants pour une insertion scolaire efficace.

En quoi ce projet est-il singulier et créatif ? Éditer

Ce projet présente l’originalité d’aborder le problème de l’éducation scolaire des enfants sous un double angle :
- L’épanouissement précoce des enfants pour leur permettre une insertion efficace à l’école.
- L’amélioration des conditions de vie des familles démunies, indispensable pour sécuriser le parcours scolaire des enfants.

Quelle est la plus-value sociale du projet ? Éditer

Malgré les progrès enregistrés ces dernières années, les statistiques de l’enseignement au Burkina Faso restent dramatiques : scolarisation tardive des enfants (majoritairement à partir de 7-8 ans alors que l’âge légal pour entrer à l’école est de 6 ans), déperdition du tiers des enfants durant les six années du cycle primaire… Les causes de cette déscolarisation sont multiples : recrutement une année sur deux dans beaucoup de régions faute de structure d’accueil ou d’enseignant, surcharge des classes quand elles existent, pauvreté des familles et prolifération des sites aurifères à travers le pays incitant à la déscolarisation des enfants pour aider les parents dans leur quête du pain quotidien… Les parcours et résultats scolaires des enfants issus de familles touchées par la pauvreté sont par conséquent nettement moins satisfaisants que ceux des enfants de familles nanties.
Le défi qu’ADEGA ambitionne de relever avec ce projet est de lever les principaux obstacles qui empêchent les enfants démunis d’exprimer leurs capacités et par conséquent de réussir leur parcours scolaires comme leurs camarades qui évoluent dans un environnement familial plus aisé. L’école ne saurait assumer son rôle d’ascenseur social qu’à travers la réussite scolaire des enfants démunis.
On sait que l’accueil en groupe d’enfants de 3 à 5 ans est bénéfique pour leur socialisation et la construction de savoirs. Les bénéfices attendus dans le cas de notre public cible sont d’autant plus importants que le français, langue enseignée à l’école primaire, n’est pas la langue maternelle des enfants. Cet accueil précoce pourrait être l’occasion d’initier ces enfants à la lecture et à l’écriture par des méthodes appropriées avant leur entrée en primaire. Cette garderie constitue donc un moyen de prévention de l’échec scolaire en primaire malheureusement si courant au Burkina. 

Quel est le potentiel de déploiement de cette initiative ? Éditer

Les chances de réussite de notre projet sont importantes car nous travaillons avec des parents déjà sensibilisés et motivés qui ne demandent qu’à bénéficier des conditions matérielles nécessaires pour accompagner efficacement leurs enfants vers la réussite. Faute de garderie, ces enfants seront au mieux sous la surveillance régulière mais contraignante de leurs familles ; au pire, ils traîneront dans la rue jusqu’à 6 ans minimum sans la moindre idée de ce que c’est qu’une école.

Quel a été le facteur déclenchant de ce projet ? Éditer

Entre autres activités, l’association ADEGA octroie des microcrédits aux familles démunies désireuses de monter des activités lucratives. Les succès enregistrés sont importants et les femmes sont particulièrement motivées dans la conduite de leurs entreprises. Leur dynamisme est malheureusement freiné lorsqu’elles ont des enfants en bas âge (elles en ont la garde à longueur de journée). Reléguées au rôle d’épouses et de ménagères, leurs initiatives sont alors définitivement entravées par la surcharge de travaux domestiques. C'est donc à la demande de ces femmes qu'Adega a étudié la possibilité de monter cette garderie.
En janvier 2013. Emilie PRÉVOST, étudiante en BTS Carrière sociale de l’IUT Paris Descartes a séjourné pendant 2 mois à Koudougou dans le cadre de son stage de fin d’études. Sous la direction d'Alice VALEA, coordonnatrice des 16 CREN de la province du Boulkiemdé et responsable du pôle microcrédits d’ADEGA, elle a lancé la création de la garderie avec l’appui des parents des enfants qui ont bien compris la nécessité de leur participation pour le démarrage, la prise en charge et la pérennité de l'activité. 
Une centaine d’enfants ont été inscrits dès les premiers jours. En raison des conditions sommaires d’accueil, ils ont été répartis en 3 groupes de 30 à 40. Chaque groupe est reçu à la garderie 2 demi-journées par semaine. Ils prennent leur repas de midi et un goûter à la garderie.
Aujourd’hui, la garderie fonctionne mais dans des conditions très rudimentaires (voir vidéo). Cela justifie l’urgence de construire les locaux nécessaires à l’accueil de ces enfants.

Quel est le modèle économique de ce projet ? Éditer

Le projet d'un coût global de 47500 € comprend :
- L’acquisition d’un terrain de 1000 m2
- La construction de deux bâtiments comprenant 3 salles polyvalentes, une salle du personnel, une terrasse couverte et des latrines en annexe
- La construction d'une cuisine comportant une pièce de stockage
- L’achat d’équipements : jeux de plein air, bureaux et chaises pour enfants, matériel scolaire, matériel de cuisine, vaisselle...
Un démarrage efficace des opérations est conditionné par la mobilisation préalable d’au moins 70% du budget global soit 33000 Euros (minimum requis pour l’achat du terrain et la construction du bâtiment principal et des annexes pratiques). Cette somme est partiellement acquise grâce à des dons d'entreprises et à la mobilisation de ressources locales. 
Nous avons lancé le 8 février 2014 un appel à un financement participatif sur le site Ulule pour boucler le budget (http://fr.ulule.com/bii-songo/) et nous avons récolté les 5000 € demandés en 60 jours.

Ce projet met-il en œuvre une forme d'intelligence collective et si oui, en quoi ? Éditer

Ce projet participe-t-il de la protection de l’environnement, et plus généralement, de la transition écologique ? Si oui, en quoi ? Éditer


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