Ensemble contre la récidive

Centre de "semi-liberté à l'envers" pour les détenus

Information

← Revenir aux informations
Saint-Julien-sur-Suran
FR France
Site internet http://www.ensemblecontrelarecidive.com/
Maturité

En démarrage

A propos du projet Éditer

Lancé par Pierre Botton, après un séjour carcéral de 2 ans dans les années 1990 (affaire "Botton" dans le cadre de la mandature de Michel Noir à la Mairie de Lyon), le projet "Ensemble contre la récidive" vise à limiter les périodes d'enfermement des détenus et à faire en sorte que le temps passé en détention soit un temps utile pour le détenu lui-même et pour la collectivité dès la première heure.

En quoi ce projet est-il singulier et créatif ? Éditer

Le projet place le condamné dans un « centre de semi-liberté à l’envers » : c’est-à-dire qu’il dormirait chez lui afin de préserver les relations familiales et un lien social, mais serait contraint pendant la journée, suivant un emploi du temps et un parcours fixés par les magistrats, d’être dans un centre de probation ouvert où il y aurait :

- des services médicaux pour soigner les addictions légères,
- un suivi psychologique adapté,
- un centre d’évolution pour retrouver l’estime de soi, faire un bilan des connaissances assuré par des tuteurs et des professeurs diplômés d’état,
- une « formation ludique » donnée par les entreprises partenaires,
- un emploi rémunéré avec contrat de travail — n’étant pas en prison, rien ne s’y oppose — grâce à des ateliers financés par les grandes entreprises qui soutiennent le projet : AXA, FONDATION M6, SAFRAN, SCHNEIDER ELECTRIC, ORANGE, LAFARGE, OLYMPIQUE LYONNAIS, LAGARDERE, BERNACHON, EDF, HERMES, FRAPORLUX, TS3, etc…

Quelle est la plus-value sociale du projet ? Éditer

Il s'agit d'un véritable parcours de réinsertion pour des condamnés ayant des peines de moins de 5 ans, hors crimes sexuels et crimes de sang, ou sous bracelet électronique ou condamnés à une peine de probation.

Ce projet sera également ouvert aux personnes en précarité sociale qui accepteraient de suivre le même parcours de réinsertion au sein du centre.

Quel est le potentiel de déploiement de cette initiative ? Éditer

L'initiative Ensemble contre la Récidive est complétée par l'ouverture d’un espace web "les détenus ont du talent". Il s’agit de permettre aux détenus d’exporter leur art : musical, plastique (peinture, sculpture, dessin, BD) et littéraire afin d'être vu et apprécié du plus grand nombre. C'est une occasion de lutter contre la récidive, en permettant aux détenus de retrouver une estime de soi, et ainsi une nouvelle évolution.
Tous les semestres, un grand artiste présiderait un jury qui attribuerait un prix. Pierre Arditi et Gilbert Montagné sont parmi les premiers artistes à être impliqués dans cette initiative.

Quel a été le facteur déclenchant de ce projet ? Éditer

Le projet a été déclenché suite au séjour de Pierre Botton dans l'univers carcéral français, condamné à 2 ans de prison ferme pour trafic d'influence et malversations.

Pierre Botton a créé en janvier 2010 l'association « Les Prisons du cœur » ayant pour but d'améliorer les conditions de détention des détenus primo délinquants ou en attente de jugement pour des courtes peines. Dans le cadre de cette association, il est chargé par la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie, d'une mission sur l'amélioration des conditions de détention. Cette mission a pour but d'atténuer le « choc carcéral » (le nombre de suicides est en hausse dans les prisons 3) et d'encourager la compréhension de la peine par le détenu (afin de mieux préparer la réinsertion). Pierre Botton a obtenu du ministère et de l'administration pénitentiaire l'accord pour expérimenter un certain nombre de mesures à la prison de Nanterre. Il a toutefois annoncé son intention de se retirer du projet dès le premier volet abouti, en mars 2010.

Le projet de prison expérimentale ici décrit -baptisé « Ensemble contre la récidive »- est élaboré. La construction d'un premier établissement est prévue à Saint-Julien-sur-Suran. Le 11 mars 2012, un vote local consultatif des habitants exprime 54 % d'opposants au projet d'implantation (pour 80 % de votants), mais il est validé par le maire de la commune.

L'établissement est prévu pour recevoir 120 détenus maximum, condamnés pour la première fois, à 5 ans maximum, hors crime sexuel et crime de sang. La prison sera «sans grillage ni barbelé», et les détenus, obligatoirement volontaires, travailleront de 6h30 à 22h30 en étant payé au SMIC ou suivront une formation.

Quel est le modèle économique de ce projet ? Éditer

La Fondation Orange finance l'initiative "Les détenus ont du talent". Des grands groupes financent les salaires des détenus concernés par l'expérimentation "Ensemble contre la récidive".

Ce projet met-il en œuvre une forme d'intelligence collective et si oui, en quoi ? Éditer

Ce projet participe-t-il de la protection de l’environnement, et plus généralement, de la transition écologique ? Si oui, en quoi ? Éditer


Références

Communauté du projet

0 fans and 0 members

Joindre l'équipe

Vous trouvez ce projet inspirant ?

 Discuss

Partenaires

Ce projet n'a pas de partenaires connus pour le moment.